La pépinière

Origine des végétaux

Aucun spécimen prélevé directement dans la nature n’est proposé à la vente.

RéCOLTE EN MILiEU SAUVAGE

La récolte concerne les semences, chaque prélèvement est réalisé selon un protocole qui vise à ne pas détériorer le milieu ou la population, dans le respect des statuts de protection des différentes espèces.

Les prélèvements en milieu naturel peuvent exceptionnellement être des boutures de racines ou de rhizomes lorsque la multiplication par semis est beaucoup trop délicate.

La pépinière est candidate à l’obtention de la marque « Végétal Local » développée par : Les Conservatoires Botaniques Nationaux, l’Afac-Agroforesterie et Plante et Cité. Elle garantit la préservation de la ressource, l’origine, la traçabilité ainsi que l’indigénat des plants commercialisés.”

https://www.vegetal-local.fr/

Toutes les plantes sont ensuite reproduites en pépinière. Néanmoins, l’intention est d’atténuer au maximum l’impact de la mise en culture sur le caractère sauvage des espèces proposées , et ce, par la combinaison de plusieurs pratiques : 

Récolter sur d’importantes populations en favorisant la diversité morphologique des individus. 

Respecter les différents cycles biologiques. 

Faire coïncider au mieux le milieu de culture au milieu naturel d’origine. 

Eviter la multiplication sur plusieurs générations des sujets en pépinière : récoltes régulières en milieu naturel pour rester au plus proche de leurs caractères sauvages. 

Adopter des temps de cultures relativement courts pour limiter l’impact du passage en pépinière.

achat de graines

Certaines espèces, par souci de diversité au sein du catalogue proposé, proviennent de semences achetées chez certains producteurs du territoire, choisis pour leur travail à partir d’espèces d’origine sauvage en cohérence avec la démarche adoptée par la pépinière.

le choix du semis comme méthode de multiplication

Les solutions de reproductions végétatives telles que le bouturage, la division de souches, la culture in vitro, très intéressantes et très efficaces pour reproduire des végétaux rapidement et en grande quantité, et très utilisées dans la production horticole, conduisent malheureusement à un véritable appauvrissement de la diversité biologique des végétaux commercialisés.

Le semis, quant à lui, représente une étape clef de la diversité. Il assure un brassage génétique logique et nécessaire qui, à l’heure actuelle, représente un élément déterminant pour l’évolution de la biodiversité des années à venir.

La mise en culture

La pépinière est inscrite dans une démarche de labellisation en Agriculture Biologique, dans un souci de cohérence : proscrire les produits phytosanitaires, les engrais chimiques, adopter des protocoles respectueux, garantir l’origine et la traçabilité, de la cueillette sauvage de graines jusqu’à la commercialisation des plants. 

Les plants proposés sont conditionnés en conteneurs de 1 litre, pot carré de 11cm, un compromis entre un volume racinaire robuste et une implantation aisée ! 

Toutefois, pour s’adapter à vos projets, d’autres formats sont envisageables sur commande : mottes pressées, racines nues, godets… n’hésitez pas à nous contacter !

POURQUOI planter des indigènes d’origine sauvage ?

Avant tout pour des raisons éCOLOGIQUES !

Adaptation au mileu

Elles sont en parfaite adéquation avec le milieu: sol, climat, faune, entomofaune, et s’intègrent de façon cohérente dans le paysage.

C’est un moyen d’implanter aisément et naturellement une végétation qui nécessitera peu d’interventions humaines (arrosages, fertilisations, désherbages…) gourmandes en temps, en énergie, en eau et qui permettra de mettre définitivement de côté produits phytosanitaires et autres engrais chimiques !

Maintien de la biodiversité

Ce sont des espèces qui n’ont pas subi la sélection généralement opérée sur les végétaux d’ornement. On préserve ainsi une grande diversité génétique au sein de chaque espèce, cette diversité est également garantie par la reproduction sexuée et son précieux brassage génétique. Elle induit une dynamique des espèces indispensable au maintien et à la stabilité des populations dans les conditions très changeantes dues aux évolutions climatiques actuelles et à venir.

C’est de ce fait également un véritable coup de pouce au maintien de la biodiversité.

Des fleurs adaptées aux pollinisateurs

Il existe des liens très étroits entre espèces animales et végétales, des phénomènes de coévolutions ont été mis en évidence, ainsi la nature du nectar et sa quantité, la période de floraison, le type de pollinisation sont autant d’éléments qui interviennent dans la nature de ces liens.

Certaines espèces sont littéralement inféodées à d’autres (Mélitte de la Salicaire, Damier de la Succise, espèce protégée au niveau national, ou bien encore Osmie crochue sur Vipérine). Le déclin de certaines entraîne inéluctablement une érosion en cascade des populations d’autres espèces !

La pollinisation des plantes sauvages est assurée à 80 % par des pollinisateurs sauvages.

L’abeille domestique, bien qu’efficace, ne représente qu’une seule espèce parmi les 6500 espèces d’insectes pollinisateurs en France! Les plantes dites « mellifères » sont certainement intéressantes mais ne concernent que les abeilles domestiques… quid des 6499 espèces de pollinisateurs restantes : Abeilles sauvages, papillons, syrphes, scarabées, etc…dont les populations sont en nette régression ? Régression qui s’explique notamment par l’utilisation des produits phytosanitaires mais aussi par la disparition de leurs habitats en raison de l’appauvrissement de la diversité végétale.

Cesser d’introduire des espèces envahissantes

Certaines espèces exotiques introduites notamment pour leur qualités ornementales comme la Balsamine de l’Himalaya, la Berce du Caucase, l’Herbe de la Pampa ou bien encore la Renouée du Japon, se sont révélées être bien exubérantes dans des milieux dans lesquels beaucoup d’espèces indigènes n’ont pas pu soutenir la concurrence. La prolifération de ces espèces est reconnue comme étant la 2e cause de régression de la diversité biologique. Choisir d’implanter des espèces indigènes d’origine sauvage permet d’une part d’éviter de nouvelles introductions potentiellement envahissantes et d’autre part d’étayer et de soutenir la dynamique des populations existantes.

Isatis Tinctoria
Isatis tinctoria, Pastel des teinturiers

Mais aussi pour une question CULTURELLE,

Maintenir et cultiver un patrimoine culturel directement lié à la connaissance et l’utilisation des plantes sauvages: médicinales, comestibles, condimentaires, aromatiques, nectarifères, tinctoriales, ornementales.

Et une ESTHETIQUE sensible et cohérente

Pour s’affranchir d’une standardisation du paysage végétal, des floraisons parfois moins longues mais témoignages d’une géographie, d’une saison, d’un territoire… L’étonnante diversité de feuillages, la délicatesse de certaines floraisons, le graphisme de maintes graminées sont des sources inépuisables d’inspiration pour tous les jardins et espaces verts joliment remaniés en véritables refuges de biodiversité.

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